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Christine Gervais

Christine Gervais

Christine Gervais est professeure en sciences infirmière à l'Université du Québec en Outaouais (UQO) et coordonnatrice de recherche à la Chaire de recherche du Canada sur la santé psychosociale des familles, où elle coordonne le projet Initiative Amis des pères au sein des familles. 

Sa thèse de doctorat en psychologie à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) intitulée « Le développement, l’implantation et l’évaluation d’un programme de promotion à l’engagement paternel » cherchait à promouvoir l’engagement des pères auprès des enfants, au sein des familles et des communautés. La thèse de Mme Gervais a été le projet pilote de l’Initiative Amis des pères au sein des familles (IAP). Couronné de succès, il est maintenant implanté dans quatre régions du Québec », rappelle Francine de Montigny, co-directrice et membre du jury.

Son mémoire de maîtrise, complété en 2008, portait sur l’un des aspects du projet Pères et alimentation de l’enfant, soit le lien entre le père et l’enfant dans un contexte d’allaitement chez les pères immigrants. Étudiante au doctorat en psychologie à l’Université du Québec à Trois-Rivières depuis 2008, elle se penche sur l’implantation et l’évaluation d’implantation de l’Initiative Amis des pères au sein des familles.

Mme Gervais a commencé à travailler en recherche pendant sa formation initiale en sciences infirmières. Elle a notamment coordonné le développement d’un cours médiatisé auto-portant sur la paternité. Devenue infirmière, elle a commencé sa carrière au Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine, où elle a travaillé en néonatalogie et à l’urgence, tout en continuant à s’impliquer dans différents projets de recherche. Rapidement, la recherche est devenue plus qu’une profession pour Mme Gervais puisqu’elle est devenue enceinte en même temps qu’elle découvrait ce monde professionnel. Se documenter sur la paternité est devenu enrichissant à la fois pour sa vie professionnelle et intime. « Mon modèle vivant (mon conjoint) adore mon sujet de recherche, car il s’y retrouve, explique-t-elle. Nous discutons beaucoup ensemble. Mes études doctorales nous permettent donc de développer le modèle qui nous convient comme couple et comme parents ».

La chercheuse a espoir de rendre les intervenants plus sensibles aux pères et d’accroître le bien-être des familles en passant par le père, levier qu’on utilise peu. « Les familles modernes désirent que le papa soit présent, mais souvent elles ne savent pas comment favoriser leur présence », souligne la chercheure. Quand elle se projette dans l’avenir, Mme Gervais caresse également le rêve d’enseigner à l’étranger, soit au Chili ou au Brésil.

Pour communiquer avec Mme Gervais: christine.gervais@uqo.ca


Diane Dubeau

Diane Dubeau

Diane Dubeau, présidente du Regroupement pour la valorisation des pères (RVP), professeure et responsable des programmes de deuxième cycle en psychoéducation à l’Université du Québec en Outaouais, chercheuse au Groupe de recherche et d’action sur la victimisation des enfants (GRAVE) et membre régulière du Centre d’études et de recherche en intervention familiale (CERIF).

Être passionnée par ce que l’on fait, une source d’énergie bien précieuse! C’est tout aussi vrai en recherche : les sujets de nos projets doivent nous passionner pour nous donner l’élan nécessaire à les mener à terme avec succès. Et, du coup, inspirer d’autres à en faire de même.

Dès son baccalauréat en psychologie à l’Université de Sherbrooke, Diane s’intéresse au développement de l’enfant. Ses premiers pas en recherche l’ont amenée à s’interroger sur les défis multiples liés aux rôles parentaux, en accordant une attention toute spéciale aux pères. Puis elle s’est penchée sur l’évaluation de projets d’intervention, entre autres auprès de pères vivant en contexte de vulnérabilité. De fil en aiguille, Diane a développé une grande expertise en matière d’évaluation de programmes d’intervention.

« Évaluer une façon d’intervenir, c’est poser un regard rigoureux et critique sur l’action posée, explique Diane. Ce qu’on fait en recherche, il faut que ça colle au milieu. Il ne faut pas perdre ce lien. »

Présentement, la chercheure est responsable d’un grand projet d’actions concertées financé par le Fonds de recherche sur la société et la culture (FQRSC). Ce projet permet de faire le pont entre le milieu scientifique et ce qui se vit sur le terrain. Dans cette étude, en partenariat avec le ministère de la Santé et des Services sociaux, Diane et 13 de ses collègues chercheurs étudient les effets des services préventifs sur les pères en difficulté et leurs enfants. En plus de définir qui sont ces pères, l’occasion est belle de comprendre les services et programmes qui sont offerts actuellement au Québec et d’en faire une évaluation. Finalement, des recommandations pour les politiques sociales et familiales émergeront du projet. Au printemps 2013, l’équipe publiera les résultats de cette recherche.

« Au Québec, on a la chance actuellement d’assister à un moment unique où le regard de nombreux acteurs est tourné vers les pères », résume Diane. Grâce à sa curiosité et au dynamisme qui anime ses recherches et activités, la chercheure contribue certainement à cette période d’effervescence que connaît la paternité.

Pour communiquer avec Mme Dubeau: diane.dubeau@uqo.ca


Chantal Verdon

Chantal Verdon, professeure au Département de sciences infirmières à l’Université du Québec en Outaouais et co-chercheure au Centre d’études et de recherche en intervention familiale, est une personne-ressource dans le milieu du deuil périnatal.

Après des études collégiales en soins infirmiers au Collège Montmorency, un baccalauréat et une maîtrise en sciences infirmières à l’Université de Montréal, elle a complété son doctorat à l’Université Laval. Son désir d’être tournée vers l’être humain ne date pas d’hier. Enfant, elle écoutait des émissions pour enfants telles que Candy une jeune infirmière, ce qui lui a permis d’affirmer que le désir d’aider son prochain peut naître très tôt.

En donnant des cours prénataux au CLSC, les parents l’appelaient souvent si leur bébé mourrait : « Il suffisait d’un peu d’écoute et les gens étaient reconnaissants », explique-t-elle. D’emblée, elle a tenté de comprendre le deuil et elle a rapidement réalisé qu’il n’existait aucun soutien pour les parents endeuillés. En 2002, avec trois autres infirmières, Mme Verdon a mis sur pied un organisme provincial : le Centre de soutien au deuil périnatal. Ce Centre visait à aider toute personne touchée par le deuil périnatal.

Le sens de son travail comme chercheure se définit quand elle s’assoit avec les familles : « Ces rencontres nous permettent de mieux nous définir nous-mêmes, ajoute Mme Verdon. En les écoutant, c’est possible de nous inspirer de leur vécu. Il faut être capable de se distancer de soi pour être un meilleur soignant et non être un « soi-niant » tel que Marie de Hennezel le précise. »

Comment conçoit-elle l’avenir? « Je veux faire de la recherche sur les influences entre les familles et les infirmières, sur le lien qui existent entre elles, mentionne Mme Verdon. J’aimerais comprendre comment ce lien influence la santé et explorer différentes stratégies aidantes, par exemple de mieux se connaître pour mieux soigner. Également, je voudrais écrire un livre pour diffuser les résultats de ma thèse sur l’intersubjectivité et ainsi clarifier les liens existant entre les soignants et les familles. »

Mme Verdon a obtenu le Prix de la relève de 2008 du Collège Montmorency, ainsi que les bourses de la Fondation de recherche en sciences infirmières du Québec, de l’Ordre des infirmiers et infirmières du Québec, de l’Université Laval et du Ministère de l’Éducation, du Loisir et des Sports.

Pour communiquer avec Mme Verdon: chantal.verdon@uqo.ca


Isabel Côté

Mme Isabel Côté est professeure au Département de travail social de l’UQO, collaboratrice à l’Observatoire sur le développement régional et l'analyse différenciée selon les sexes (l’ORÉGAND), membre du Réseau québécois en études féministes (RéQEF) et cochercheuse au Centre d'études et de recherche en intervention familiale (CERIF).

Après un baccalauréat et une maîtrise en psychoéducation à l’Université du Québec en Outaouais (UQO), Mme Côté a été intervenante en santé mentale auprès des femmes pendant plusieurs années. À la suite de son expérience de chargée de cours à l’UQO à temps plein, elle décide d’entreprendre un doctorat en service social à l’Université de Montréal.

En 2002, le Québec devient l’une des premières nations à reconnaître légalement l’homoparentalité. Il n’en fallait pas plus pour piquer la curiosité de Mme Côté. Elle oriente alors ses recherches sur la diversité familiale au sein de la diversité sexuelle, notamment à propos des familles homoparentales qui concrétisent leurs projets d’enfanter à l’aide d’une tierce personne. Elle cherche ainsi à comprendre comment les adultes et les enfants se représentent leurs rôles les uns par rapport aux autres.

Selon la chercheuse, les familles homoparentales exemplifient l’ensemble des questions que se posent les familles contemporaines, qu’il s’agisse de familles recomposées, d’adoptions, de nouvelles technologies de reproduction ou autres. « Un des éléments qui ressort fortement au sein des familles homoparentales est le fort sentiment d’exclusivité de la filiation, c’est-à-dire que même si les parents sont plus que deux pour concevoir et éduquer un enfant, l’enfant est celui du couple, soulève Mme Côté. En fait, c’est le désir d’avoir un enfant qui fait le parent. » 

La chercheuse souhaite explorer prochainement différentes configurations qui nécessitent l’aide d’un tiers, comme par exemple les hommes homosexuels qui ont leur enfant grâce à la gestation pour autrui. Au sein du CÉRIF, elle veut documenter les motivations des hommes sur le don de gamètes par Internet. 

Pour communiquer avec Mme Côté: isabel.cote@uqo.ca


Assumpta Ndengeyingoma

Assumpta NdengeyingomaAssumpta Ndengeyingoma, professeure au Département de sciences infirmières à l’Université du Québec en Outaouais (UQO), membre régulière au Centre d’études et de recherche en intervention familiale (CERIF) et membre régulière du Groupe interdisciplinaire en science de la santé et milieux favorables (GIRESSS).

Après un baccalauréat et une maîtrise en sciences infirmières à l’UQO où elle a reçu la mention de la « résiliente » pour sa très forte capacité d’adaptation, elle a complété en 2012 un doctorat en psychologie à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). Assumpta est une experte de la santé dans un contexte d’immigration et de la santé psychosociale des jeunes vivant avec les maladies chroniques.

Le parcours de Mme Ndengeyingoma, infirmière depuis 27 ans, est riche à un point tel qu’on dirait qu’elle a vécu deux vies. En travaillant dans des camps de réfugiés et de déplacés dans cinq pays, elle a été émerveillée devant la résilience des jeunes vivant dans des contextes difficiles. Ces expériences ont guidé ses intérêts de recherche. Son travail comme infirmière-clinicienne en neurologie au Québec et l’accompagnement des jeunes vivants avec des maladies chroniques ont orienté ses intérêts de recherche vers la qualité de vie et la maladie chronique chez les jeunes.

Comme toute Africaine, elle aime se décrire en paraboles : « Je ne suis pas une personne qui reste devant une porte qui se ferme. Par mes expériences, je sais qu’à côté de cette porte, il y en a toujours une autre qui s’ouvre sans faire du bruit. » Cette vision positive illustre bien sa ténacité et à quel point son expérience de vie et de travail l’a amenée à se concentrer sur les forces des personnes pour ensuite les aider à dépasser leurs limites personnelles et contextuelles.

Mme Ndengeyingoma caresse plusieurs projets dans l’avenir au sein de la Chaire de recherche du Canada sur la santé psychosociale des familles. Elle planifie concevoir des projets favorables à la santé des jeunes immigrants sur le plan familial, social et éducatif. En marge de ces projets, elle souhaite écrire plusieurs articles traitant de la représentation des expériences migratoires chez les jeunes en lien avec la santé psychosociale. 

Pour communiquer avec Mme Ndengeyingoma: assumpta.ndengeyingoma@uqo.ca


Marie-Eve Clément

Marie-Ève Clément est professeure titulaire au Département de psychoéducation et de psychologie de l'Université du Québec en Outaouais (UQO). Titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la violence faite aux enfants, elle est détentrice d'une maîtrise en psychoéducation (UQO) et d'un doctorat en psychologie communautaire (Université du Québec à Montréal).

Ses intérêts de recherche portent sur l'évaluation de programme de prévention et d'intervention auprès des familles en situation de vulnérabilité psychosociale. Elle est actuellement responsable de l’analyse des collaborations, particularités et retombées de l’approche de la pédiatrie sociale en communauté telle qu’implantée au Québec.

Mme Clément s’intéresse aussi à l'épidémiologie sociale de la violence à l'endroit des enfants et plus particulièrement à la violence psychologique et à la violence physique, tant dans ses formes mineures (punition corporelle) que sévères (abus physique) ainsi qu’aux cognitions parentales. Elle a codirigé les trois enquêtes provinciales sur la violence familiale envers les enfants en 1999, 2004 et 2012 avec l'Institut de la statistique du Québec, ainsi que l'enquête sur la polyvictimisation chez les jeunes enfants du Québec en 2010. Mme Clément a également codirigé en 2009 le collectif La violence à l'égard des enfants en milieu familial paru aux éditions CEC.

Pour communiquer avec Mme Clément : marie-eve.clement@uqo.ca


Caroline Cyr

Caroline CyrMme Caroline Cyr est psychoéducatrice et professeure à l'UQO depuis 2013. Elle entame actuellement la dernière année de ses études doctorales. Son projet porte sur la motivation, la qualité de vie et l’autosoin chez les personnes obèses en traitement au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke-CHUS.

Mme Cyr a eu le privilège d’être choisie parmi les 20 meilleurs étudiants au Canada pour participer au BootCamp du Réseau canadien en Obésité ainsi que parmi les 16 meilleurs étudiants au Québec pour le BootCamp du Réseau de recherche en santé cardiométabolique, diabète et obésité (CMDO).

En plus de ses recherches doctorales et des projets du laboratoire de Marie-France Langlois, Mme Cyr est aussi impliquée dans différents groupes de recherche ou comités liés à ses thèmes de recherche. Coprésidente de l’exécutif du chapitre de Sherbrooke du Réseau canadien en Obésité (RCO), elle participe activement aux activités du Réseau tout en planifiant les journées scientifiques et les activités de recherche, tant pour les étudiants que pour le grand public. De plus, depuis l’automne 2012, Mme Cyr est la représentante des étudiants au comité exécutif des groupes de recherche Thème et Axe, Obésité, Diabète et Complications cardiovasculaires (DOCC) où elle voit à la planification annuelle des activités de recherche, à la journée scientifique annuelle ainsi qu’à la communication avec les membres.

Maximisant ses occasions de collaboration tant ici qu’à l’international, Mme Cyr a eu l’honneur d’être professeure invitée en août 2012 à l’Université de Gunadarma en Indonésie où elle a enseigné des cours de méthodes de recherche et d’éthique aux étudiants du 2e cycle en psychologie, en plus de donner un séminaire scientifique sur l’obésité.

Au sein du CERIF, elle mèneune recherche sur la grossesse des femmes à la suite d'une chirurgie bariatrique. L’équipe veut explorer plus en profondeur l'expérience des femmes obèses en lien avec la maternité tout en analysant les impacts chez les pères. Ce nouveau créneau de recherche promet de riches analyses et de belles découvertes, ce qui pourra bonifier l'accompagnement de la personne obèse ainsi que de sa famille.

Pour communiquer avec Mme Cyr: caroline.cyr@uqo.ca


Annie Devault

Annie Devault

Annie Devault, professeure au département de Travail social à l’Université du Québec en Outaouais (UQO) et membre régulière du Centre d’études et de recherche en intervention familiale (CERIF).

Femme passionnée, Annie Devault possède une vaste expertise dans le domaine de l’intervention auprès des familles vulnérables, et particulièrement des pères. La psychologie l’a toujours intéressée, mais c’est M. Camil Bouchard, professeur à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et ancien homme politique bien connu au Québec, qui l’a initiée aux problématiques familiales. C’est à ce moment, il y a près de vingt ans, qu'Annie a commencé à se pencher davantage sur les pères et les mères en situation de vulnérabilité, leurs préoccupations et le soutien social offert à ces deux groupes.

Depuis, Annie a pris part à divers projets de recherche d’envergure, incluant une recension des services offerts aux pères au Canada et plusieurs études portant sur la paternité et la coparentalité dans les familles vulnérables. Elle s’est aussi jointe à des groupes de recherche comme l’organisme Father Involvement Reserch Alliance (FIRA), le Groupe de recherche sur la victimisation des enfants (GRAVE) et le CERIF, ce qui appuie l’innovation et la promotion de ses travaux, tant auprès de la communauté universitaire que praticienne. Elle travaille aussi en étroite collaboration avec des intervenants de divers milieux.

« C’est un impératif que de se sentir à l’aise dans son rôle d’intervenant, explique Annie. Il faut bien connaître les techniques cliniques appropriées, mais la personne elle-même est d’abord et avant tout son premier outil de travail. » Le bien-être  des intervenants et la connaissance de soi sont donc primordiaux aux yeux de la chercheure. Ainsi, pour elle, le succès des relations d’aide repose aussi sur un soutien adéquat apporté à l’intervenant pour lui permettre de bien jouer son rôle.

Annie et son équipe entament cet automne un projet de recherche financé par le Conseil de recherche en sciences humaines du Canada (CRSH). S’intéressant aux pères en contact avec les Centres jeunesse, cette étude d’envergure se propose d’explorer les trajectoires de vie de jeunes papas québécois dont les enfants reçoivent des services en protection de l’enfance. La revue Impact suivra de près l’avancement du projet d'Annie, qui comprend une programmation se situant au carrefour des intérêts de recherche du CERIF. C’est un dossier à suivre…

Pour communiquer avec Annie Devault: annie.devault@uqo.ca


Roseline Galipeau

Roseline Galipeau, experte en périnatalité, particulièrement l'allaitement, est professeure en sciences infirmières à l'UQO et membre régulière au Centre d’études et de recherche en intervention familiale (CERIF).

Depuis 1992, elle est aussi consultante en lactation, une pratique professionnelle basée sur des résultats probants qui lui permettent de prévenir et diminuer l’insuffisance lactée. Son doctorat visait d’ailleurs à comprendre la perception d’insuffisance lactée afin d’être à même de soutenir les familles qui choisissent d’allaiter. Ses projets de recherche actuels sont en continuité avec ses études doctorales, puisqu’elle tente de discerner s’il y a une homologation entre la perception et la réalité de l’insuffisance lactée.

Son objectif est de développer une méthode d’intervention, de promotion, de prévention et de soutien par rapport à la perception d’insuffisance lactée. « Ultimement, au niveau académique, l’allaitement devrait être un sujet abordé plus en profondeur, tout comme la périnatalité, et nos connaissances professionnelles devraient être augmentées », pense la professeure. Pour y parvenir, Roseline veut explorer les différents facteurs qui peuvent contrecarrer les projets des familles qui font le choix de l’allaitement.

Pour communiquer avec Mme Galipeau: roseline.galipeau@uqo.ca


Lucie Lemelin

Lucie LemelinLucie Lemelin, professeure au Département de sciences infirmières à l’Université du Québec en Outaouais (UQO) et co-chercheuse au Centre d’études et de recherche en intervention familiale (CÉRIF). Elle s’intéresse à l’expérience des familles et la promotion des saines habitudes de vie. D’ailleurs le thème de la prévention de l’excès de poids chez les enfants d’âge préscolaire figure parmi les projets de recherche qu’elle mène actuellement.

Infirmière depuis 1995, Mme Lemelin a travaillé pendant dix ans en pédiatrie à l’hôpital Sainte-Justine. Son expérience d’encadrement et d’intégration des jeunes infirmières en milieu clinique l’a conduite à vers l’enseignement à l’UQO. En lien avec son expérience clinique, son baccalauréat et sa maîtrise en sciences infirmières, ses cours touchent la pédiatrie, la petite enfance et les fondements épistémologiques des sciences infirmières.

En vue d’initier des changements de pratiques chez les infirmières, elle décide d’entamer son doctorat en sciences cliniques à l’Université de Sherbrooke. Son projet d’études vise à travailler de concert avec les infirmières pour trouver des solutions en vue de promouvoir de saines habitudes de vie et de prévenir l’excès de poids des enfants. La jeune chercheure dynamique adore effectuer des entrevues avec les parents et être dans l’action. « Je dois sentir le terrain, il est important que mes résultats aient un impact concret à court terme donc la recherche-action correspond à ce que je suis comme personne. »

Cinq ans plus tard et un doctorat qui se termine prochainement, Lucie a plusieurs projets en tête touchant la pédiatrie. « Mes résultats de recherche doctorale ont permis de dégager des stratégies d’intervention auprès des jeunes familles; mon ambition est de les implanter et par la suite en mesurer l’efficacité. » Pour l’instant, son milieu de recherche est la région des Laurentides, mais elle espère exporter ces stratégies d’intervention ailleurs au Québec. Elle travaille également avec d’autres chercheures pour mettre en œuvre des interventions favorisant la rétention de la clientèle des services intégrés pour la petite enfance (SIPPE) dans le programme SIPPE.

Pour communiquer avec Mme Lemelin: lucie.lemelin@uqo.ca


Monique Séguin 

Monique Séguin est professeure au département de psychologie et psychoéducation à l’Université du Québec en Outaouais, chercheure au Groupe McGill d'études sur le suicide, et chercheure au Réseau québécois de recherche sur le suicide.

Elle s'intéresse à l'étiologie suicidaire, aux facteurs de risque associés aux conduites suicidaires et aux trajectoires de vie de personnes suicidaires. Elle a publié de nombreux ouvrages sur la crise, le suicide et le deuil et a reçu le Prix de la recherche décerné par l’Association Canadienne pour la Prévention du suicide, en reconnaissance des travaux de recherche sur le suicide.

Elle a été invitée en tant qu’experte en 2004 à une expertise collective sur les autopsies psychologiques dirigée par l’INSERM et lors de la conférence de consensus sur la crise suicidaire en 2000 dirigée par la Fédération française de psychiatrie. A la demande de la Direction Générale de la Santé en France, elle a également formé avec Dr Terra, un réseau de formateur à l’intervention de crise suicidaire.

La professeure s’intéresse également au deuil à la suite d’un suicide et elle a développé une expertise sur les programmes de postvention. Elle a développé un programme de postvention pour le milieu scolaire qui a fait un consensus auprès des intervenants du Québec. Le Ministère de la santé a financé une formation pan-québécoise qui a permis de former un réseau d’une centaine de formateurs, créant ainsi une communauté de pratiques en regard des interventions suite au deuil par suicide. Elle a participé lors d’une expertise collective sur le deuil à la suite d’un suicide en 2009 dirigée par la fédération française de psychiatrie. 

Pour communiquer avec Mme Séguin: monique.seguin@uqo.ca


Nathalie St-Amour

 Nathalie St-Amour, professeure au Département de travail social à l'Université du Québec en Outaouais, a complété en 2011 un doctorat en service social à l'Université de Montréal. 

Membre du Centre d'étude et de recherche en intervention sociale (CÉRIS) et du Partenariat Familles en mouvance et Dynamiques intergénérationnelles, ses intérêts de recherche sont la transformation de l'État social, l'élaboration de politiques publiques, les politiques familiales et la conciliation famille-emploi.
 
Nathalie est coauteure d'un avis de l’Institut national de santé publique du Québec présenté au ministère de la Santé et des Services sociaux pour le soutenir dans la mise en œuvre de l’article 54 de la Loi sur la santé publique du Québec. Cet avis scientifique, paru en 2013, définit la problématique de la conciliation travail-famille en présentant d’une part les bouleversements économiques, démographiques, sociaux et du milieu du travail qui sont au cœur de son émergence, tout en établissant d’autre part ses impacts à la santé physique et mentale des familles québécoises.
 
Pour communiquer avec Mme St-Amour: nathalie.st-amour@uqo.ca
 

Mario Lepage

Professeur à l’Université du Québec en Outaouais, Mario Lepage est détenteur d’un baccalauréat en sciences infirmières à l’Université du Québec à Hull, d’une maîtrise en sciences infirmières à l’Université d’Ottawa et d’un doctorat en santé publique à l’Université de Montréal.

Après avoir travaillé en soins critiques comme infirmier, ses professeurs du baccalauréat lui ont donné le goût de la recherche. Il voyait cela comme un immense défi pour les infirmières d’être en aval des problématiques concernant les habitudes de vie. Il décide alors de travailler auprès des intervenants à changer les comportements de la clientèle. Ses intérêts de recherche deviennent les habitudes de vie, notamment l’alimentation, l’exercice physique, la prévention des infections et le tabagisme, surtout lorsqu’elles deviennent des maladies chroniques.

Comme projets, il espère intégrer les pratiques cliniques préventives dans la formation initiale pour former les futures infirmières. « Si ce n’est pas intégré dans la formation initiale, ce n’est souvent pas intégré par les infirmières et cela devient un surplus de tâches alors que ça devrait plutôt être ancré dans leurs valeurs et leurs interventions. » La formation continue servirait ensuite à raffiner les connaissances.

Comme exemple d’insertion des pratiques cliniques préventives dans la, M. Lepage mentionne le tabagisme. Selon lui, la première étape est d’évaluer la motivation du patient à cesser de fumer. Ensuite, l’infirmière établit un plan d’intervention de cessation à partir de l’approche motivationnelle, c’est-à-dire en travaillant avec les forces du patient, en devenant son accompagnatrice. Si le client ne veut pas arrêter de fumer, l'intervention ne sera pas axée sur la cessation tabagique. L’objectif devient plutôt de l’amener à prendre conscience de ce que fumer veut dire pour lui et de l'amener à cheminer vers le désir de cesser de fumer. Alors que seulement 10 à 15 % des patients sont rendus à l’étape d’arrêter de fumer, les infirmières établissent un plan d’intervention de cessation pour 100 % des clients. « Cette pratique-là permet de respecter et d’accompagner la personne. Elle peut s’appliquer à tout ce qui touche les changements de comportements sains en matière de santé, notamment l’allaitement. »

Au CERIF, M. Lepage s’insère dans des projets de soutien familial déjà existants, tels que des projets d’interventions auprès des clientèles spécifiques en santé mentale ou en soutien familial. « Un projet intéressant, par exemple, pourrait être la perte de tout soutien familial pour une femme enceinte qui recommence à fumer après la naissance de son enfant », explique Mario. Son expertise en analyses statistiques quantitatives ainsi qu’en organisation et en validation d’outils (comme les questionnaires en ligne) est bénéfique pour le CERIF.

Pour communiquer avec M. Lepage: mario.lepage@uqo.ca