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Isabel Côté

Mme Isabel Côté est professeure au Département de travail social de l’UQO, collaboratrice à l’Observatoire sur le développement régional et l'analyse différenciée selon les sexes (l’ORÉGAND), membre du Réseau québécois en études féministes (RéQEF) et cochercheuse au Centre d'études et de recherche en intervention familiale (CERIF).

Après un baccalauréat et une maîtrise en psychoéducation à l’Université du Québec en Outaouais (UQO), Mme Côté a été intervenante en santé mentale auprès des femmes pendant plusieurs années. À la suite de son expérience de chargée de cours à l’UQO à temps plein, elle décide d’entreprendre un doctorat en service social à l’Université de Montréal.

En 2002, le Québec devient l’une des premières nations à reconnaître légalement l’homoparentalité. Il n’en fallait pas plus pour piquer la curiosité de Mme Côté. Elle oriente alors ses recherches sur la diversité familiale au sein de la diversité sexuelle, notamment à propos des familles homoparentales qui concrétisent leurs projets d’enfanter à l’aide d’une tierce personne. Elle cherche ainsi à comprendre comment les adultes et les enfants se représentent leurs rôles les uns par rapport aux autres.

Selon la chercheuse, les familles homoparentales exemplifient l’ensemble des questions que se posent les familles contemporaines, qu’il s’agisse de familles recomposées, d’adoptions, de nouvelles technologies de reproduction ou autres. « Un des éléments qui ressort fortement au sein des familles homoparentales est le fort sentiment d’exclusivité de la filiation, c’est-à-dire que même si les parents sont plus que deux pour concevoir et éduquer un enfant, l’enfant est celui du couple, soulève Mme Côté. En fait, c’est le désir d’avoir un enfant qui fait le parent. » 

La chercheuse souhaite explorer prochainement différentes configurations qui nécessitent l’aide d’un tiers, comme par exemple les hommes homosexuels qui ont leur enfant grâce à la gestation pour autrui. Au sein du CÉRIF, elle veut documenter les motivations des hommes sur le don de gamètes par Internet. 

Pour communiquer avec Mme Côté: isabel.cote@uqo.ca


Christine Gervais

Christine GervaisChristine Gervais est professeure en sciences infirmière à l'Université du Québec en Outaouais (UQO) et coordonnatrice de recherche à la Chaire de recherche du Canada sur la santé psychosociale des familles, où elle coordonne le projet Initiative Amis des pères au sein des familles. 

Sa thèse de doctorat en psychologie à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) intitulée « Le développement, l’implantation et l’évaluation d’un programme de promotion à l’engagement paternel » cherchait à promouvoir l’engagement des pères auprès des enfants, au sein des familles et des communautés. La thèse de Mme Gervais a été le projet pilote de l’Initiative Amis des pères au sein des familles (IAP). Couronné de succès, il est maintenant implanté dans quatre régions du Québec », rappelle Francine de Montigny, co-directrice et membre du jury.

Son mémoire de maîtrise, complété en 2008, portait sur l’un des aspects du projet Pères et alimentation de l’enfant, soit le lien entre le père et l’enfant dans un contexte d’allaitement chez les pères immigrants. Étudiante au doctorat en psychologie à l’Université du Québec à Trois-Rivières depuis 2008, elle se penche sur l’implantation et l’évaluation d’implantation de l’Initiative Amis des pères au sein des familles.

Mme Gervais a commencé à travailler en recherche pendant sa formation initiale en sciences infirmières. Elle a notamment coordonné le développement d’un cours médiatisé auto-portant sur la paternité. Devenue infirmière, elle a commencé sa carrière au Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine, où elle a travaillé en néonatalogie et à l’urgence, tout en continuant à s’impliquer dans différents projets de recherche. Rapidement, la recherche est devenue plus qu’une profession pour Mme Gervais puisqu’elle est devenue enceinte en même temps qu’elle découvrait ce monde professionnel. Se documenter sur la paternité est devenu enrichissant à la fois pour sa vie professionnelle et intime. « Mon modèle vivant (mon conjoint) adore mon sujet de recherche, car il s’y retrouve, explique-t-elle. Nous discutons beaucoup ensemble. Mes études doctorales nous permettent donc de développer le modèle qui nous convient comme couple et comme parents ».

La chercheuse a espoir de rendre les intervenants plus sensibles aux pères et d’accroître le bien-être des familles en passant par le père, levier qu’on utilise peu. « Les familles modernes désirent que le papa soit présent, mais souvent elles ne savent pas comment favoriser leur présence », souligne la chercheure. Quand elle se projette dans l’avenir, Mme Gervais caresse également le rêve d’enseigner à l’étranger, soit au Chili ou au Brésil.

Pour communiquer avec Mme Gervais: christine.gervais@uqo.ca


Diane Dubeau

Diane DubeauDiane Dubeau, présidente du Regroupement pour la valorisation des pères (RVP), professeure et responsable des programmes de deuxième cycle en psychoéducation à l’Université du Québec en Outaouais, chercheuse au Groupe de recherche et d’action sur la victimisation des enfants (GRAVE) et membre régulière du Centre d’études et de recherche en intervention familiale (CERIF).

Être passionnée par ce que l’on fait, une source d’énergie bien précieuse! C’est tout aussi vrai en recherche : les sujets de nos projets doivent nous passionner pour nous donner l’élan nécessaire à les mener à terme avec succès. Et, du coup, inspirer d’autres à en faire de même.

Dès son baccalauréat en psychologie à l’Université de Sherbrooke, Diane s’intéresse au développement de l’enfant. Ses premiers pas en recherche l’ont amenée à s’interroger sur les défis multiples liés aux rôles parentaux, en accordant une attention toute spéciale aux pères. Puis elle s’est penchée sur l’évaluation de projets d’intervention, entre autres auprès de pères vivant en contexte de vulnérabilité. De fil en aiguille, Diane a développé une grande expertise en matière d’évaluation de programmes d’intervention.

« Évaluer une façon d’intervenir, c’est poser un regard rigoureux et critique sur l’action posée, explique Diane. Ce qu’on fait en recherche, il faut que ça colle au milieu. Il ne faut pas perdre ce lien. »

Présentement, la chercheure est responsable d’un grand projet d’actions concertées financé par le Fonds de recherche sur la société et la culture (FQRSC). Ce projet permet de faire le pont entre le milieu scientifique et ce qui se vit sur le terrain. Dans cette étude, en partenariat avec le ministère de la Santé et des Services sociaux, Diane et 13 de ses collègues chercheurs étudient les effets des services préventifs sur les pères en difficulté et leurs enfants. En plus de définir qui sont ces pères, l’occasion est belle de comprendre les services et programmes qui sont offerts actuellement au Québec et d’en faire une évaluation. Finalement, des recommandations pour les politiques sociales et familiales émergeront du projet. Au printemps 2013, l’équipe publiera les résultats de cette recherche.

« Au Québec, on a la chance actuellement d’assister à un moment unique où le regard de nombreux acteurs est tourné vers les pères », résume Diane. Grâce à sa curiosité et au dynamisme qui anime ses recherches et activités, la chercheure contribue certainement à cette période d’effervescence que connaît la paternité.

Pour communiquer avec Mme Dubeau: diane.dubeau@uqo.ca


Chantal Verdon

Chantal Verdon, professeure au Département de sciences infirmières à l’Université du Québec en Outaouais et co-chercheure au Centre d’études et de recherche en intervention familiale, est une personne-ressource dans le milieu du deuil périnatal.

Après des études collégiales en soins infirmiers au Collège Montmorency, un baccalauréat et une maîtrise en sciences infirmières à l’Université de Montréal, elle a complété son doctorat à l’Université Laval. Son désir d’être tournée vers l’être humain ne date pas d’hier. Enfant, elle écoutait des émissions pour enfants telles que Candy une jeune infirmière, ce qui lui a permis d’affirmer que le désir d’aider son prochain peut naître très tôt.

En donnant des cours prénataux au CLSC, les parents l’appelaient souvent si leur bébé mourrait : « Il suffisait d’un peu d’écoute et les gens étaient reconnaissants », explique-t-elle. D’emblée, elle a tenté de comprendre le deuil et elle a rapidement réalisé qu’il n’existait aucun soutien pour les parents endeuillés. En 2002, avec trois autres infirmières, Mme Verdon a mis sur pied un organisme provincial : le Centre de soutien au deuil périnatal. Ce Centre visait à aider toute personne touchée par le deuil périnatal.

Le sens de son travail comme chercheure se définit quand elle s’assoit avec les familles : « Ces rencontres nous permettent de mieux nous définir nous-mêmes, ajoute Mme Verdon. En les écoutant, c’est possible de nous inspirer de leur vécu. Il faut être capable de se distancer de soi pour être un meilleur soignant et non être un « soi-niant » tel que Marie de Hennezel le précise. »

Comment conçoit-elle l’avenir? « Je veux faire de la recherche sur les influences entre les familles et les infirmières, sur le lien qui existent entre elles, mentionne Mme Verdon. J’aimerais comprendre comment ce lien influence la santé et explorer différentes stratégies aidantes, par exemple de mieux se connaître pour mieux soigner. Également, je voudrais écrire un livre pour diffuser les résultats de ma thèse sur l’intersubjectivité et ainsi clarifier les liens existant entre les soignants et les familles. »

Mme Verdon a obtenu le Prix de la relève de 2008 du Collège Montmorency, ainsi que les bourses de la Fondation de recherche en sciences infirmières du Québec, de l’Ordre des infirmiers et infirmières du Québec, de l’Université Laval et du Ministère de l’Éducation, du Loisir et des Sports.

Pour communiquer avec Mme Verdon: chantal.verdon@uqo.ca


Geneviève Pagé

Geneviève PagéGeneviève Pagé est professeure au département de travail social de l’Université du Québec en Outaouais depuis juin 2011 et directrice du module de travail social depuis juin 2014. Elle est également chercheure régulière au Centre de recherche Jeunes en Difficultés du CIUSSS-Centre-Sud-de-l’Ile-de-Montréal. Ses travaux de recherche portent sur la réalité des familles et des enfants qui sont adoptés en contexte de protection de la jeunesse, ainsi que sur les pratiques des intervenants sociaux et juridiques dans ce contexte. Madame Pagé sera la présidente de la 6e édition de la Conférence internationale sur la recherche en adoption qui aura lieu à Montréal en juillet 2018.

Pour communiquer avec Mme Pagé: genevieve.page@uqo.ca


Sophie meunier, UQÀM

Sophie Meunier.Sophie Meunier, Ph.D. (Psychologie du travail) s’intègre à l’équipe depuis une année, et y apporte son expertise en gestion de projets de grande envergure (ex. sondages en ligne), et sa maitrise de l’analyse et de la diffusion des résultats. Elle sera responsable de diriger des travaux sous un angle peu examiné, mais combien important, soit les retombées économiques et humaines du présentéisme et de l’absentéisme liés à des troubles de santé mentale et au deuil.

Pour communiquer avec Mme Meunier: meunier.sophie@uqam.ca

 

 


Raphaële Noël, UQÀM

Professeure au département de Psychologie de l'UQAM, Raphaele Noël s'intéresse différentes formes de parentalités (procréation assistée avec recours à des tiers donneurs; hétéro et homoparentalités; famille d’accueil), des parentalités en situation de vulnérabilité (précarités, deuil périnatal, enfant en difficulté de développement) et à différents moment de leur développement (dont la transition à la parentalité).

Pour communiquer avec Mme Noël : noel.raphaele@uqam.ca

 


Katherine Péloquin, Université de Montréal

Katherine Péloquin.Les travaux de recherche de Mme Péloquin s’articulent autour de différents thèmes en lien avec les relations de couple, tant chez la population générale que chez des populations cliniques. En premier lieu, la théorie de l’attachement adulte informe plusieurs de ses projets. En s'’inspirant de ce modèle théorique, elle vise à examiner les liens étroits qui unissent l’attachement, le soutien conjugal et la sexualité pour mieux comprendre les dynamiques de fonctionnement conjugal chez diverses populations de couple. En deuxième lieu, elle s'intéresse tout particulièrement à l’infertilité. Ses travaux visent à 1) évaluer les impacts de ce problème dans les sphères psychologique, conjugale et sexuelle, 2) évaluer les besoins spécifiques des couples suivis en traitements de fertilité, et 3) développer des interventions visant à optimiser le bien-être de ces couples. Enfin, la violence conjugale et la gestion du stress dyadique figurent également parmi ses champs d’intérêts.

Pour communiquer avec Mme Péloquin : katherine.peloquin@umontreal.ca


Nancy Feeley, Université McGill

Nancy Feeley.Nancy Feeley, Ph.D. (Ingram Nursing School) dirige un programme de recherche visant à comprendre l’adaptation des parents dont l’enfant séjourne à l’unité de soins intensifs néonataux. Reconnue comme une sommité internationale dans son domaine, elle est l’un des rares chercheurs s’intéressant aux pères dans un contexte de naissance prématurée, thème dont elle portera la responsabilité.

Pour communiquer avec Mme Feeley : nancy.feeley@mcgill.ca

 

 


Phyllis Zelkowitz, Université McGill

Phyllis Zelkowitz.Phyllis Zelkowitz, Ph.D. (Département de psychiatrie et directrice de recherche à l’Institut de la psychiatrie familiale et communautaire de l’hôpital Juif de Montréal) est une chef de file internationalement reconnue dans le domaine de la santé mentale périnatale, notamment sur les causes de l’infertilité masculine. Elle examinera avec Mmes Coté et deMontigny les trajectoires de santé mentale de ces hommes, de même que les trajectoires de services et les pratiques à leur égard, et s’impliquera dans les travaux sur le deuil.

Pour communiquer avec Mme Zelkowitz: phyllis.zelkowitz@mcgill.ca

 

 


Deborah Da Costa, Université McGill

Deborah Da Costa.Deborah Da Costa, Ph.D. (Faculté de médecine), contribue par son expertise sur la dépression paternelle et participera aux études portant sur l’anxiété paternelle et le décès périnatal. Son sens de l’innovation en I-Santé sera un atout pour l’équipe. D’ailleurs, le site HealthyDads.ca, préparant les futurs pères à la paternité en optimisant leur santé mentale et conçu en étroite collaboration avec Mmes Zelkowitcz, Feeley et de Montigny, sera évalué sur le plan de son utilité et de son acceptabilité.

Pour communiquer avec Mme Da Costa: deborah.dacosta@mcgill.ca

 

 


Tamarha Pierce, Université Laval

Tamarha Pierce.Tamarha Pierce, titulaire d’un doctorat en psychologie de l’Université McGill et professeure en psychologie à l’Université Laval, s’intéresse à la transition à la parentalité, l’engagement paternel, le «gatekeeping» maternel et le partage des tâches au sein du couple.

Le déclic pour ses passions de recherche s’est effectué à la fin de son baccalauréat, alors qu’elle terminait un projet sur la place qu’occupait le soutien social dans l’expérience de jeunes femmes aux prises avec la décision de poursuivre ou d’interrompre une grossesse. «J’ai alors réalisé à quel point le soutien et la confiance de mes proches a contribué à forger ma capacité à relever des défis et à entreprendre des projets avec confiance.»

Depuis qu’elle est professeure à l’Université Laval, elle s’est intéressée plus précisément à la transition à la parentalité, aux défis des nouveaux pères et des nouvelles mères, mais aussi du couple. «Le fil conducteur dans toutes mes recherches est mon intérêt pour nos relations avec nos proches. Je cherche à comprendre comment le soutien de nos proches peut nous aider à surmonter des défis et des situations difficiles, mais également comment certains aspects de nos échanges avec nos proches peuvent ajouter à la difficulté ou au stress de la situation que l’on vit, et ultimement nuire à notre expérience de ces défis ou situations difficiles. Lorsque je suis devenue mère moi-même, j’ai vu à quel point le soutien de mon conjoint était précieux pour m’aider dans ce nouveau rôle, mais que je devais le soutenir lui aussi pour l’aider à trouver sa place auprès de son fils. Nos expériences à la fois semblables et différentes à plusieurs égards, de ce que c’était que d’être parents, mais aussi père et mère, et le fait que les connaissances scientifiques n’offraient pas de réponses claires aux questions que je me posais m’ont menée à vouloir poursuivre la recherche sur ces sujets.»

Comme projets futurs, Tamarhaveut poursuivre ses travaux de recherche avec des chercheurs comme Francine de Montigny et Carl Lacharité dans le but de mieux comprendre ce que sont les besoins de soutien des parents et leur expérience parentale et coparentale afin de déterminer comment les aider à bien assumer leur rôle de parents, à développer une belle relation avec leurs enfants et leur coparent et à ce que la naissance de leur enfant soit une expérience positive et enrichissante qui les fait grandir comme individu et comme couple. «Je souhaite redonner par mes recherches ce que j’ai reçu et reçois toujours dans ma vie personnelle, le soutien dont les parents et les familles ont besoin pour surmonter les défis et s’épanouir ». Tamarha espère fortement que son travail et celui de ses collègues aidera à promouvoir une réelle égalité entre les hommes et les femmes, en comprenant comment ils peuvent mieux travailler ensemble de manière à ce que chacun prenne sa place, à sa manière, auprès de l’enfant.

Pour communiquer avec Mme Pierce: tamarha.pierce@psy.ulaval.ca


Kévin Lavoie, UQO

Kévin Lavoie est doctorant en sciences humaines appliquées à l’Université de Montréal. Dans le cadre de ses travaux de recherche, il s’intéresse aux politiques et aux pratiques de procréation assistée, notamment sous l’angle de la négociation des ententes entre les personnes impliquées et de l’apport des tiers procréateurs dans le projet parental d’autrui. Pour son projet de thèse, il souhaite donner la parole aux femmes directement concernées par la GPA et le don d’ovules, afin de mettre en lumière leurs expériences et ainsi favoriser une meilleure compréhension des maternités assistées par tierces reproductrices. Il est le chercheur responsable de l’étude MATRICES, un projet réalisé sous la direction de la professeure Isabel Côté.

Pour communiquer avec M. Lavoie: kevin.lavoie@uqo.ca